Pose de la première pierre du futur aéroport El Haji Hassan Gouled Aptidon

Le président de la République, M. Ismaïl Omar Guelleh, a prononcé hier un discours aux termes évocateurs sur le site du futur  aéroport El Haji Hassan Gouled Aptidon. La pose de la première pierre à Bicidley était, a-t-il dit, une manière de cultiver la mémoire des fondateurs de la nation djiboutienne mais aussi d’inscrire l’héritage patriotique qu’ils nous ont légué dans notre devenir commun. Voici reproduite ci-dessous la quintessence des propos que le chef de l’Etat a tenus devant les personnalités civiles, les hauts gradés militaires et simples anonymes présents sur le site de Bicidley.

« Notre ambition est de voir Djibouti jouer le rôle de hub régional », déclare le président de la République, M. Ismaïl Omar Guelleh

Je suis particulièrement heureux d’être parmi vous pour cette pose de la première pierre du futur aéroport El Haji Hassan Gouled Aptidon qui fut le Premier Président de la République de Djibouti et « Père de la Nation ».

Cette cérémonie sera suivie d’une autre similaire pour la construction d’un deuxième aéroport dans la région d’Obock qui portera cette fois ci le nom d’El Haji Ahmed Dini, Président de l’Assemblée Nationale et Premier Ministre.

C’est une manière pour nous de célébrer la mémoire des fondateurs de notre Nation. Une manière aussi de perpétuer et d’inscrire dans notre devenir et notre développement l’héritage patriotique qu’ils nous ont légué.

Ce projet d’aéroport sur le site de Bicidley répond à une ambition, à une nécessité mais aussi à un besoin. L’ambition d’abord, c’est celle de voir notre pays jouer le rôle d’un hub régional.

La nécessité, ensuite, celle de poursuivre l’aménagement de notre territoire. Et enfin le besoin, celui de développer nos régions. C’est cette triple exigence cumulée qui est à l’origine de la genèse de ce projet d’envergure.

Comme vous le savez, cet aéroport, dans sa configuration cargo et passager sera un maillon essentiel de la chaine des transports. Il est dans une démarche de complémentarité par rapport aux autres grands projets structurants de notre économie, basée en majorité sur des infrastructures de service.

En effet, et alors que nous multiplions nos infrastructures portuaires et nos corridors routiers ; je pense aux ports de Tadjourah, de Goubet, mais aussi à celui de Damerjog et au port Multipurpose de Doraleh. Je pense également à la route qui reliera bientôt notre pays à l’Éthiopie par le Nord.

Alors que nous rénovons notre réseau ferroviaire et que nous projetons d’en construire un deuxième par le Nord, nous ne pouvions que nous doter d’un aéroport international qui complète le dispositif du transport intermodal pour ainsi faire de Djibouti un hub régional.

Pour le monde globalisé et l’économie mondialisée d’aujourd’hui, disposer d’un aéroport international, capable de convoyer des marchandises et des passagers, mais surtout capable de s’imbriquer en relais dans la chaine des transports, est une condition d’attractivité et de performance.

Je suis persuadé que l’aéroport El Haji Hassan Gouled, une fois achevé, remplira ces conditions et, de ce fait, constituera un paradigme de développement durable pour le pays. La construction de cet aéroport ici à Bicidley répond aussi à une nécessité d’aménagement de notre territoire.

Comme vous le savez, l’actuel aéroport, conçu à l’époque comme un simple instrument de desserte n’est plus adapté à la nouvelle configuration socio-économique du pays.

De plus son emplacement par rapport à l’expansion et à l’urbanisation soulève des questions réelles de sécurité. Il fallait donc, compte tenu de l’augmentation du trafic qui s’annonce, trouver un site, pas très éloigné de la capitale, et susceptible de former un continuum en termes d’aménagement de l’espace et du paysage.

La troisième exigence à laquelle doit, enfin, répondre cet aéroport, c’est effectivement, le développement économique de cette région.

Car il est évident que la décentralisation politique doit être renforcée par la décentralisation économique, pourvoyeuse d’activités pour les communautés locales.

Je l’ai annoncé dans mon message de vœux du nouvel an et je le rappelle ici : Les investissements lourds et les investissements stratégiques, comme celui aujourd’hui, doivent avoir des retombées économiques et sociales. Ils doivent créer des emplois et dynamiser le tissu économique de nos régions. C’est cette demande et  cette logique qui sont inscrites au cœur même de cet important projet.

J’invite donc les acteurs et les responsables de la région à se préparer en conséquence et à se mobiliser autour de ce projet pour en tirer tous les bénéfices.